Mise en place de mesures de prévention

Le virus influenza aviaire hautement pathogène (H5N8) a été détecté le 20 octobre 2020 sur deux cygnes tuberculés aux Pays-Bas.

Ces cas alertent sur le risque d’introduction en France à partir de la circulation du virus dans les couloirs de migration actuellement empruntés par les oiseaux sauvages.

Depuis le 26 octobre, des mesures de prévention sont obligatoires dans les communes situées dans des zones dites à risque particulier (ZRP), c’est-à-dire abritant des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs.

Pour le département du Nord, 11 communes sont concernées : Bavinchove, Nieurlet, Noordpeene, Renescure, Zuytpeene, Courchelettes, Ferin, Lambres-lez-Douai, Grand-Philippe, Gravelines, Saint-Goerges-sur-l’Aa.

La Préfecture du Nord précise les mesures de prévention pour le reste du département :

Qu'est-ce que c'est ?

L'inflenza aviaire est une maladie virale qui peut toucher presque toutes les espèces d'oiseaux sauvages ou domestiques. Le virus qui sévit actuellement ne touche pas l'homme. Il n'infecte que les volailles. Il n'y a aucun risque à consommer les produits de la volaille.

Les canards et les oies (palmipèdes) sont le plus souvent porteurs sans symptômes. Ils peuvent être infectés sans qu'on le remarque.

Toutes les volailles : les pintades, poules, dindes, cailles... montrent des symptômes très rapidement suite à l'infection ! La mortalité peut-être très élevée.

Les bons réflexes à adopter :

  • Je ne laisse pas divaguer mes volailles.
  • J'évite les échanges et les visites dans les élevages voisins.
  • Je réduis les parcours de mes animaux et je les maintiens enfermés.
  • Pour les canards et les oies : dans un bâtiment fermé, dans des volières hermétiquement grillagées (dessus et côtés).
  • Pour les autres volailles : dans des bâtiments fermés, dans des volières hermétiquement grillagées (côtés et dessus), dans des enclos de taille réduite, hermétiquement grillagés (côtés) avec un filet par dessus.
  • Je mets l'eau et la nourriture de mes volailles à l'abri de la faune sauvage.
  • J'appelle le vétérinaire si je constate une mortalité anormale.

LA FAUNE SAUVAGE : en particulier les oiseaux migrateurs

Elle est fortement soupçonnée actuellement de diffuser la maladie. D'où la nécessité de confiner ou de protéger vos oiseaux d'agrément et de basse-cour en évitant tout contact avec les oiseaux sauvages pour empêcher la transmission du virus.
Retirez les cadavres d'oiseaux sauvages morts et prévenez l'Office Français de la Biodiversité ou la Fédération Départementale des Chasseurs.

Ces mesures de prévention ont pour but de protéger vos animaux ainsi que les élevages de volailles domestiques d'une potentielle contamination dont les conséquences pourraient être désastreuse aux plans sanitaires et économique.

Protéger vos oiseaux et volailles pour empêcher la diffusion du virus est une attitude citoyenne.